[55] It's the wrong kind of place to be thinking of you. It's the wrong time for somebody new. It's a small crime and I got no excuse... (Damien Rice)

 It's the wrong kind of place to be thinking of you. It's the wrong time for somebody new. It's a small crime and I got no excuse... (Damien Rice)
I think sometimes you forget where the heart is...
*Does it hurt when you think about me ? And how broken my heart is...
Est-ce qu'on peut se réparer un jour ? Lorsqu'on a été brisé, cassé, abîmé par les gens et les années... Est-ce qu'on a la possibilité de s'élever à nouveau, ou bien est-ce que quand on a brûlé ses ailes c'est foutu... pour de bon ? Est-ce que c'est mal de se sentir plus fort derrière une armure que l'on se créé de toutes parts, plutôt que d'oser se dévoiler et montrer ses faiblesses ? Et est-ce que c'est mal d'avancer sans oublier, de se servir des leçons du passé pour se protéger ? Est-ce que ça fait de nous des êtres plus cruels, moins sensibles ? Est-ce qu'on a vraiment le droit de ne pas y croire, mais d'essayer quand même pour se donner une chance ?

Toutes ces questions idiotes qu'on se pose tout le temps, quand autrefois tout était clair, ça s'appelle la vie, je crois. Un jour est blanc, l'autre est noir ; au milieu, des nuances de gris et l'on n'arrive pas toujours très bien à savoir quelle voie emprunter. C'était si facile quand on y croyait. Tellement facile lorsque rien en nous n'avait été brisé.

Je voulais suivre une voie, j'essayais juste d'être moi-même, mais je me suis perdue en chemin... J'ai emprunté le mauvais tunnel... Et qui sait si un jour j'en trouverais la sortie ?
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# Posté le mardi 08 décembre 2009 20:28

Modifié le mercredi 09 décembre 2009 06:56

[54] How much time it takes to rise again ? Cold. I'm still falling. Breathing more than I can bear. (Jimmy Darling)

 How much time it takes to rise again ? Cold. I'm still falling. Breathing more than I can bear. (Jimmy Darling)
Novembre. Aujourd'hui, c'est un jour de plus en novembre et il fait froid. Dehors, le ciel est aussi gris et triste que mes pensées quand l'hiver commence à arriver. Novembre. Le début, la fin, je ne sais plus très bien. Se sentir perdue. Pleurer, puis rire, pleurer encore, sans rien contrôler, sans avoir la capacité de stopper le flot de larmes ou l'éclat de rire, ce trop plein d'émotions contraires qui débordent de toutes parts.

Aujourd'hui, il fait froid, l'hiver n'est pas encore là et pourtant on a sorti les pulls, les manteaux et les écharpes, on n'a même pas d'étoiles dans les yeux parce que Noël approche, il est encore loin... Il fait simplement froid, dehors et dans les c½urs.

Hier encore c'était l'été et on ne se rappelle plus très bien à quel moment il s'en est allé. Hier encore on avait des rêves, des projets, des plans qui avaient tout pour fonctionner, c'était comme ça que les choses devaient se passer. Hier encore on n'avait pas vingt ans, on se foutait de tout et on avait peur de rien. Absolument rien. Hier encore on se jurait des choses que l'on n'a pas respectées, on faisait des promesses dans le vent, on mentait. Ça n'est pas qu'on le voulait, bien sûr on y croyait aussi, mais on ne savait pas qu'on se mentait.

Et puis, un jour ça nous est tombé dessus comme ça, alors qu'on avait rien demandé, on nous a dit qu'on devait l'accepter. On n'est plus des gosses. Bon sang ce que ça fait mal. On a beau se gaver de dessins animés, de chocolat, de glaces et se raconter à longueur de journées des blagues qui ne font rire que nous, on le sait bien au fond, quelque chose s'est perdu. L'innocence.

Novembre. Et tous ces foutus souvenirs que l'on aurait voulu ne jamais construire. Tout ce qui a disparu, l'été qui fait place à l'automne et nous mène tout droit vers le grand froid de l'hiver. Et l'absence. Il fait froid en novembre. Mais nous, plutôt que de pleurer, on rit encore malgré le froid, la peur, le vide. On rit encore de voir qu'on est peut-être des adultes, mais qu'on ne grandira jamais vraiment.

# Posté le mardi 10 novembre 2009 10:32

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 13:28

[53] Vous trouvez ça puéril ? J'ai mes raisons. J'emmerde le monde parce que je le hais. Je le hais de ne pas être ce que je voudrais qu'il soit. Je suis un idéaliste, je chéris des valeurs obsolètes ; le courage, l'abnégation, la grandeur. (Lolita Pille)

 Vous trouvez ça puéril ? J'ai mes raisons. J'emmerde le monde parce que je le hais. Je le hais de ne pas être ce que je voudrais qu'il soit. Je suis un idéaliste, je chéris des valeurs obsolètes ; le courage, l'abnégation, la grandeur. (Lolita Pille)
Dans ma peau. Si tu étais dans ma peau tu saurais. Tu saurais combien j'ai mal, mal de vivre, mal d'aimer, mal d'un monde auquel je n'appartiens pas. Je suis née trop tôt, ou trop tard. J'ai grandi trop tôt, ou trop tard aussi.

Des fois je me demande pourquoi on lutte tous en vain contre la fatalité. Je me demande pourquoi on se bat pour quelque chose, mais quelque chose qu'on ne sait pas. On attend quelque chose, sans jamais vraiment savoir quoi, sans vraiment trouver la solution, la réponse à l'énigme de la vie.

Des fois je me dis que je suis certainement malade, pour avoir une vision tellement cynique et noire de la vie. Ou alors je me dis que c'est peut-être tout simplement la vie qui m'a rendue malade et cynique. Parce qu'elle m'a tant donné et elle m'a tant repris. Alors je n'arrive plus à lui faire confiance.

Si tu étais dans ma peau, tu verrais que je suis juste une rêveuse tombée de son arc-en-ciel, que j'ai perdu mes rêves parce que j'ai perdu le sommeil et que j'en crève, à petit feu...

Si tu étais dans ma peau, tu verrais combien mes yeux sont flous parfois, et combien personne ne s'en aperçoit. Tu verrais que des fois tu voudrais crier à l'aide, appeler quelqu'un, n'importe qui, crier pour que l'on vienne te secourir, mais au lieu de ça, tu sourirais en faisant croire que tout va pour le mieux et jamais les mots n'arriveraient à sortir. Parce que dans ma peau tu te dirais que tu n'as pas le droit de souffrir, parce que dans ma peau, normalement, il paraît qu'on doit se sentir bien, il paraît que je suis un modèle pour certains. Je ne les comprends pas. Parce que dans ma peau, moi j'y suis mal depuis tant d'années, hantée par tous ces fantômes du passé et toi, tu avais promis de m'aider à sourire, à rêver, à croire encore au bonheur.

Et aujourd'hui, il ne reste plus que moi, moi toute seule, moi et ma gueule de moi. Toi, tu n'es plus là et tu m'avais promis... Et dans ma peau, ça brûle à l'intérieur.
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# Posté le dimanche 01 novembre 2009 17:53

Modifié le mardi 10 novembre 2009 22:02

[52] "Aime-la, cette fille, petit con, aime-la car elle pourra peut-être enfin te faire aimer la vie. Peut-être que grâce à elle, tu réussiras à laisser ton nez tranquille, tu arrêteras de baiser des putes, peut-être même que pour lui faire croire que tu es bon à quelque chose, tu parviendras à te résoudre à travailler, peut-être que quand tu la présenteras à tes parents, ils te considéreront à nouveau comme leur fils." (Lolita Pille)

 "Aime-la, cette fille, petit con, aime-la car elle pourra peut-être enfin te faire aimer la vie. Peut-être que grâce à elle, tu réussiras à laisser ton nez tranquille, tu arrêteras de baiser des putes, peut-être même que pour lui faire croire que tu es bon à quelque chose, tu parviendras à te résoudre à travailler, peut-être que quand tu la présenteras à tes parents, ils te considéreront à nouveau comme leur fils." (Lolita Pille)
Tourner la page. Couper les ponts. Laisser le passé au passé.

J'en aurais mis du temps pour me l'ancrer dans la tête. Mais aujourd'hui, j'ai réalisé que ressasser le passé n'apportait jamais rien de bon, le passé fait mal et nous emplit de remords, d'ombres et de regrets. Et moi, tout ça, je n'en veux plus.

Je suis trop jeune pour me laisser envahir par la nostalgie et pour m'accrocher au passé comme si c'était tout ce qu'il me restait. Des souvenirs, j'ai encore tout le temps de m'en construire.

Alors tu vois, j'y ai mis le temps, mais maintenant j'ai compris. Compris que tu n'étais pas le centre de mon monde. Compris que j'avais vécu avant toi et survécu après toi. Alors si ce qui ne tue pas nous rend plus fort, aujourd'hui, je me sens la force d'un géant, parce que j'ai survécu au chaos que tu avais laissé dans ma vie.

Je tourne ta page. J'en ai encore bien d'autres à écrire, des pages dans lesquelles ton nom ne figure plus. Des pages dans lesquelles ton nom ne figure pas.

And all I can do is keep breathing.
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# Posté le jeudi 22 octobre 2009 12:45

Modifié le mardi 27 octobre 2009 06:47

[51] In a city of devils we live, I can feel the fire of the city lights burn, and it's hard to find angels in Hell... Flying alone and I feel like I don't belong and I can't tell right from the wrong, and why have I been here so long ? (Yellowcard)

Parce qu'ils ne comprennent pas... Ils ne comprennent pas qu'elle est traumatisée... Traumatisée des sentiments. Une histoire, aussi courte soit-elle, peut laisser bien plus de blessures et de cassures qu'il n'y paraît. Des secrets bien gardés peuvent ronger de l'intérieur.

Et ils n'y comprennent rien. Elle a mal... peur aussi. De s'ouvrir à nouveau à quelqu'un d'autre. De laisser à son c½ur la possibilité de se briser encore en petits éclats. De rêver à nouveau. Elle a même peur de dormir à présent, parce que les rêves du passé lui font peur, parce qu'elle a compris que rien ne se passait jamais vraiment comme on l'attendrait, comme on le voudrait. Parce que le réveil est encore plus douloureux et qu'elle aimerait parfois rester et continuer à rêver pour l'éternité. Elle meurt de trouille à l'idée d'être faible à nouveau. Pourquoi est-ce donc si difficile à comprendre pour eux ? Elle a seulement peur. Peur de laisser quiconque s'approcher d'elle, simplement s'approcher. De loin ou de près.

Alors oui, elle se bat pour en sortir et pour remonter, mais c'est une frêle brindille abîmée qu'il faut récupérer pour que l'arbre recommence à pousser. Seulement, il faut se rendre à l'évidence, l'arbre ne sera jamais aussi solide qu'auparavant, parce que les racines tenaces qui étaient les siennes, comme nos convictions, se sont disloquées au fil des années, au gré du vent et des tempêtes.

Mais ils ne comprennent pas. Car qui peut comprendre une âme égarée qui ne sait, elle-même, plus très bien sur quelle voie naviguer ?
 In a city of devils we live, I can feel the fire of the city lights burn, and it's hard to find angels in Hell... Flying alone and I feel like I don't belong and I can't tell right from the wrong, and why have I been here so long ? (Yellowcard)

# Posté le lundi 19 octobre 2009 20:04

Modifié le jeudi 22 octobre 2009 12:38